Crédit immobilier : pour qui ?

Faire un crédit immobilier serait donc désormais réservé aux personnes aisées ?

Si l’on regarde les tendances depuis 18 mois, nous pourrions effectivement le dire. Dans un contexte où le prix moyen d’une transaction immobilière n’a cessé d’augmenter depuis 12 ans
(+65 %) pour se situer aux alentours de 220 000 € alors même que le niveau de vie de nos compatriotes n’a pas augmenté dans de telles proportions, nous constatons que les établissements bancaires
adoptent une politique prudentielle dans le financement des primoaccédants.

La dégradation du PTZ+ fait également que cette catégorie ne trouve plus pour ainsi dire de financement, comme ce fut le cas depuis une dizaine d’années.
En raison des politiques actuelles des prêteurs de deniers, seul 20 % des Français répondent aux critères de financement.
Le candidat à la propriété dispose d’un revenu moyen de 4 500 € net par mois et est âgé de 40 ans.

Taux bas et crédits accordés davantage aux meilleurs profils d’emprunteurs, c’est un peu paradoxal non ?

Effectivement cela peut sembler contradictoire, néanmoins nul besoin d’être riche pour être propriétaire. Tout un chacun peut être financé s’il dispose d’une certaine rigueur dans la tenue de ses comptes, d’une capacité à épargner … Chaque emprunteur doit savoir mettre en avant ses atouts. A partir du moment où l’emprunteur bénéficie d’une stabilité professionnelle (CDI), de revenus réguliers et d’un projet immobilier cohérent, les banques peuvent tout à fait se positionner, y compris sur la demande des primo-accédants. Et puis, le contexte baissier du volume des transactions (-8 % par rapport à fin 2012) à l’origine de cette baisse significative des prix de l’immobilier amorcée depuis le second semestre 2013 (-10 % environ par rapport à juin 2013), devrait favoriser les acquéreurs emprunteurs d’autant que nous anticipons une baisse régulière des prix sur le long terme.

Source : CERINEWS N° 17