Taux directeur de la BCE à 0.15%

La Banque centrale européenne (BCE) vient d’abaisser son principal taux directeur à 0,15 % Le loyer de l’argent en zone euro stationnait à 0,25 % depuis le mois de novembre. La BCE a également abaissé son taux de prêt marginal à 0,40 % (contre 0,75 %) et surtout porté en territoire négatif son taux de dépôt à -0,10 %. Nul doute que cette double baisse permettra aux banques d’obtenir des liquidités à moindre coût, tout en rémunérant moins l’argent qu’elles placent. Elles seront donc incitées à prêter davantage aux ménages en espérant que cela ne bénéficie pas exclusivement aux plus aisés. Mais pour ce faire, encore faudrait-il que la tendance baissière des prix de l’immobilier se poursuive progressivement, permettant d’atténuer nettement la disproportion entre niveau de vie des ménages et prix de l’immobilier et d’autre part, relancer par le biais d’une incitation législative forte, le PTZ+ dans l’ancien en faveur des primo-accédants, qui représentent à eux seuls une part importante du trafic acquéreur sur le marché. Investissement à privilégier dans ce contexte : L’investissement en immobilier géré du type LMNP/LMP reste à ce jour, grâce à son statut fiscal et sous réserve d’une démarche prudentielle dans le choix du gestionnaire d’immeuble, l’épargne patrimoniale parexcellence. Cette baisse historique des taux devrait a fortiori inciter les investisseurs/épargnants à investir vers la pierre gérée et/ou vers la pierre papier (SCPI). Sans oublier les emprunteurs qui ont obtenu leur crédit il y a deux ou trois ans, et qui peuvent plus que jamais renégocier leurs crédits immobiliers. La chute des taux peut en effet permettre de réduire soit la durée du prêt soit...

Crédit immobilier : pour qui ?

Faire un crédit immobilier serait donc désormais réservé aux personnes aisées ? Si l’on regarde les tendances depuis 18 mois, nous pourrions effectivement le dire. Dans un contexte où le prix moyen d’une transaction immobilière n’a cessé d’augmenter depuis 12 ans (+65 %) pour se situer aux alentours de 220 000 € alors même que le niveau de vie de nos compatriotes n’a pas augmenté dans de telles proportions, nous constatons que les établissements bancaires adoptent une politique prudentielle dans le financement des primoaccédants. La dégradation du PTZ+ fait également que cette catégorie ne trouve plus pour ainsi dire de financement, comme ce fut le cas depuis une dizaine d’années. En raison des politiques actuelles des prêteurs de deniers, seul 20 % des Français répondent aux critères de financement. Le candidat à la propriété dispose d’un revenu moyen de 4 500 € net par mois et est âgé de 40 ans. Taux bas et crédits accordés davantage aux meilleurs profils d’emprunteurs, c’est un peu paradoxal non ? Effectivement cela peut sembler contradictoire, néanmoins nul besoin d’être riche pour être propriétaire. Tout un chacun peut être financé s’il dispose d’une certaine rigueur dans la tenue de ses comptes, d’une capacité à épargner … Chaque emprunteur doit savoir mettre en avant ses atouts. A partir du moment où l’emprunteur bénéficie d’une stabilité professionnelle (CDI), de revenus réguliers et d’un projet immobilier cohérent, les banques peuvent tout à fait se positionner, y compris sur la demande des primo-accédants. Et puis, le contexte baissier du volume des transactions (-8 % par rapport à fin 2012) à l’origine de cette baisse significative des prix...

Crédit immobilier : taux historiquement bas

Taux d’intérêt à leur plus bas historique, baisse du taux directeur de la BCE, resserrement des conditions d’octroi de financement par les banques … L’actualité liée au crédit immobilier est particulièrement dense en ce milieu d’année. Alors que depuis le mois de janvier le recul des taux d’intérêt est spectaculaire (2,30 % à 2,80 % sur 15 ans et 2,85 % à 3,10 % sur 20 ans), les transactions au contraire ne décollent pas. Après la forte récession de la production de crédits immobiliers en 2012, l’année 2013 a été marquée par une reprise, retrouvant ainsi son niveau de 2012. Et au cours de ce 1er semestre 2014, la production de crédits est en progression rapide avec +14,9 % en rythme annuel. Le nombre de prêts bancaires accordés a également progressé (+22 %), malgré une forte augmentation du montant moyen des crédits accordés pour se situer aujourd’hui à 190 000 € alors qu’en 2013 nous étions à 180 000 € et en 2012 à 160 000 €. La durée moyenne des prêts a quant à elle fortement reculé depuis plusieurs mois en partie dû au repli de la primo accession sous le double effet de la dégradation du PTZ+ et du resserrement prudentiel des conditions des critères de financement des prêteurs de deniers. Dans le même temps les indicateurs de solvabilité de la demande se « redressent » : le niveau de l’apport personnel sur les 5 premiers mois augmente (+2,6 % en glissement annuel après une chute de -5,6 % en 2013). Cette « embellie » de solvabilité n’est certes pas liée à une quelconque augmentation du pouvoir...